Archive for September, 2009

L’homme est condamné à être libre…

Je me souviens de cette citation mieux que toutes les autres citations que j’ai lues tout au long de mes études de littérature et de philosophie française. A l’âge de 22 ans, quand j’ai lu cette citation et la philosophie existentielle avec laquelle elle est associée pour la première fois, je n’ai pas très bien compris. Je me demandais pourquoi faire un choix, être libre étaient une condamnation.

Cinq ans plus tard je comprends mieux. Je comprends que parfois, il est mieux de ne pas avoir la liberté de choisir. Je comprends également que cette liberté est toujours là, et que parfois il est impossible de ne pas l’exercer. Je comprends que ce choix n’est pas toujours facile, ni clair. Je comprends aussi que le choix que l’on fait peut tout changer dans un instant.

A cet instant, je me demande si c’est mieux de ne pas être libre, si c’est mieux de ne pas avoir la liberté de faire ce choix. Mais non. Je préfère faire ce choix, bien que le choix soit mauvais. Je préfère me tromper pour mieux apprendre. Je préfère être condamnée à être libre plutôt que d’être esclave aux souhaits d’autrui. Je préfère assumer la responsabilité pour le mauvais choix. Suis-je la seule ? Je ne sais pas.

J’attends…

J’ai envie d’aller à la plage. Maintenant. Tout de suite ! Il est presque 19h. Mon travail n’est toujours pas fini. J’attends. Beaucoup de choses. De beaucoup de lieux différents. Mais, pour le moment, je n’ai plus envie de travailler. Je veux aller à la plage. Il fait assez beau dehors. C’est-à-dire, il ne fait pas chaud. En fait, il n’y a plus de soleil. C’est le moment parfait pour se reposer au bord de la mer, de regarder ses vagues s’approcher et s’éloigner. De regarder la lumière des navires et des catamarans lointains.

Parfois, je désire être toute seule. Toute seule au bord de la mer. Ou même sur une montagne. Ou dans le désert. Seule avec mes pensées, mes idées parfois bizarres, parfois pleines de sens. C’est dans la compagnie de soi-même qu’on réussi à réfléchir sans interférence d’autrui. C’est dans la solitude qu’on devient créative. Pensez à de grands peintres et écrivains. Chacun a produit son chef d’œuvre en solitude.

Moi aussi, je voudrais bien ce faire. Produire un chef d’œuvre. Mais, que faire ? Je ne suis ni peintre ni écrivain. Je ne blogue même pas régulièrement en français. Mais, aujourd’hui, j’ai un état d’esprit particulièrement philosophique. Je me demande ce que je fais ici, dans ce monde, dans ce travail, dans cette ville, et même dans cette vie. Un jour, j’aurai des réponses à toutes ces questions existentielles que je me pose. Mais, pour le moment, je me contente de cette vie, apparemment sans sens, ni direction. Je sais qu’un jour, je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis née. Mais ce jour me paraît assez lointain pour le moment.

Jusque là, j’attends. J’attends des approbations, des instructions, des billets d’avions, des accords du gouvernement et toute autre chose qui définit mon travail d’assistante administrative. J’attends.