Réflexions...
sur l'amour, l'amitié et la vie…
sur l'amour, l'amitié et la vie…
Jan 24th
…est cette chose étrange que personne ne comprend. Pourquoi aime-t-on quelqu’un ? Pourquoi décide-t-on de faire des choses pour l’un qu’on ne ferait jamais pour l’autre ? Je ne parle pas simplement de l’amour romantique. Je parle aussi de l’amour parental, de l’amour des enfants, de l’amour platonique qu’on éprouve pour un autre. La personne en question peut être un parent, de la famille ou simplement un ami.
Je n’arrête pas de réfléchir sur cette question d’amour. Je n’arrive pas à dire pourquoi j’aime quelqu’un. Je n’arrive à définir mon attitude envers cette personne que j’aime tellement. Cet amour n’attend rien. Cet amour n’est pas simplement romantique. Cet amour n’est pas strictement platonique non plus. Mais, cet amour ne veut rien de la part du bien aimé. Je peux dire avec mon âme et tout mon cœur que je n’ai jamais aimé quelqu’un sans attendre un retour de sa part. Mais aujourd’hui je me trouve un petit peu perdue parce que j’éprouve une émotion qui ne veut rien en retour pour la première fois dans la vie. Je ne comprends pas comment réagir à une telle situation. Je ne sais vraiment pas…
Sep 15th
Je me souviens de cette citation mieux que toutes les autres citations que j’ai lues tout au long de mes études de littérature et de philosophie française. A l’âge de 22 ans, quand j’ai lu cette citation et la philosophie existentielle avec laquelle elle est associée pour la première fois, je n’ai pas très bien compris. Je me demandais pourquoi faire un choix, être libre étaient une condamnation.
Cinq ans plus tard je comprends mieux. Je comprends que parfois, il est mieux de ne pas avoir la liberté de choisir. Je comprends également que cette liberté est toujours là, et que parfois il est impossible de ne pas l’exercer. Je comprends que ce choix n’est pas toujours facile, ni clair. Je comprends aussi que le choix que l’on fait peut tout changer dans un instant.
A cet instant, je me demande si c’est mieux de ne pas être libre, si c’est mieux de ne pas avoir la liberté de faire ce choix. Mais non. Je préfère faire ce choix, bien que le choix soit mauvais. Je préfère me tromper pour mieux apprendre. Je préfère être condamnée à être libre plutôt que d’être esclave aux souhaits d’autrui. Je préfère assumer la responsabilité pour le mauvais choix. Suis-je la seule ? Je ne sais pas.
Sep 10th
J’ai envie d’aller à la plage. Maintenant. Tout de suite ! Il est presque 19h. Mon travail n’est toujours pas fini. J’attends. Beaucoup de choses. De beaucoup de lieux différents. Mais, pour le moment, je n’ai plus envie de travailler. Je veux aller à la plage. Il fait assez beau dehors. C’est-à-dire, il ne fait pas chaud. En fait, il n’y a plus de soleil. C’est le moment parfait pour se reposer au bord de la mer, de regarder ses vagues s’approcher et s’éloigner. De regarder la lumière des navires et des catamarans lointains.
Parfois, je désire être toute seule. Toute seule au bord de la mer. Ou même sur une montagne. Ou dans le désert. Seule avec mes pensées, mes idées parfois bizarres, parfois pleines de sens. C’est dans la compagnie de soi-même qu’on réussi à réfléchir sans interférence d’autrui. C’est dans la solitude qu’on devient créative. Pensez à de grands peintres et écrivains. Chacun a produit son chef d’œuvre en solitude.
Moi aussi, je voudrais bien ce faire. Produire un chef d’œuvre. Mais, que faire ? Je ne suis ni peintre ni écrivain. Je ne blogue même pas régulièrement en français. Mais, aujourd’hui, j’ai un état d’esprit particulièrement philosophique. Je me demande ce que je fais ici, dans ce monde, dans ce travail, dans cette ville, et même dans cette vie. Un jour, j’aurai des réponses à toutes ces questions existentielles que je me pose. Mais, pour le moment, je me contente de cette vie, apparemment sans sens, ni direction. Je sais qu’un jour, je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis née. Mais ce jour me paraît assez lointain pour le moment.
Jusque là, j’attends. J’attends des approbations, des instructions, des billets d’avions, des accords du gouvernement et toute autre chose qui définit mon travail d’assistante administrative. J’attends.
Aug 24th
La parole…nous savons tous combien elle est essentielle dans la communication. Mais parfois, les paroles sont rendues inefficaces. Parfois, on dit beaucoup plus avec le silence qu’avec la parole. Parfois, il est plus important de se taire que de parler. Je me dis que je suis écrivain, blogeuse, même parfois poète. Mais, il y a des moments où je me trouve incapable de dire un mot. Des situations où les mots ne disent rien, ne communiquent rien, des situations où les mots ne peuvent rien communiquer.
Je me demande si la race humaine accorde beaucoup trop d’importance à la parole. Regardez autour de vous. On parle tous. Dans la rue, au bureau, chez nous, dans le bus, dans le train, même parfois quand on dort. Ici en Inde, il n’y a pas que la parole. Il y a le bruit. On parle tous, en même temps. On parle des langues différentes, des choses diverses. On refuse de comprendre la parole d’autrui, étant trop centrés sur les nôtres. Nous finissons par vivre dans une véritable Tour de Babel, un lieu où tout le monde se parle mais personne ne se comprend.
Cela changera dans quelques siècles peut-être. Si pris on est par nos idées, nos opinions, nos pensées, que on ne s’arrête pas pour voir le monde d’un point de vue différent. Aucune perspective, ni même un effort pour en avoir une. On ne veut plus…au fait, on ne voulait jamais écouter. Peut-être il est temps de ce faire maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard…
Aug 20th
Tous les deux jours je me dis que je dois recommencer à écrire en français. Et dans les activités de tous les jours, j’oublie ma promesse à moi-même. Mais aujourd’hui, je fais un vrai effort, de m’exprimer : de m’exprimer dans une langue qui n’est pas la mienne, une langue que j’ai adoptée comme la mienne, il y a 9 ans. Aujourd’hui je n’attendrai plus. Je n’attendrai plus le bon moment, la phrase parfaite, l’idée la plus intéressante pour recommencer à écrire.
Mais, quoi dire ? Dire que les relations humaines sont tellement compliquées ? Que les jours sont tellement courts ? Ou dire que cette vie ne me suffit pas pour faire tout ce que je veux faire ? Ou même que parfois je souhaite m’en aller quelque part, toute seule ? Sans famille, sans amis, sans même le téléphone portable qui devient de plus en plus une partie intégrale de mon corps ?
Je dirai tout cela et encore plus. La liberté de mon séjour parisien me manque parfois. Je pense parfois faire la grasse matinée, rester couchée jusqu’à midi, sans maman, ni la bonne pour me déranger. J’aimerais, encore une fois commencer ma journée sur Internet chattant avec Nita, qui se trouve actuellement à l’autre bout du monde. J’aimerais, encore une fois, passer des journées entières avec moi-même et mes pensées. J’aimerais un jour, au moins pendant une journée, retrouver la liberté que je sens avoir perdu dans la routine. Un jour…